A quoi rêvent les algorithmes ? par Laurent Ledoux

algorithmeLaurent Ledoux présente le nouveau programme de l’Executive Master de Management & Philosophies et un événement avec Dominique Cardon sur le thème du ‘big data’ : « A quoi rêvent les algorithmes, qui sont en train de s’immiscer de plus en plus intimement dans nos vies ? ».

Laurent -en bon philosophe- pose ce sujet sans a priori mais en le challengeant : « Le big data et ses applications sont-ils le nom de l’hubris (la démesure selon les Grecs, qui attire dans son sillage la Némésis, la destruction totale) du monde actuel ? » et propose d’y réfléchir sereinement : « Comment les citoyens et les entreprises qui se veulent responsables peuvent-ils contribuer à un monde meilleur ou à un futur désirable grâce et/ou malgré le big data ? ».

Je me suis permis de réagir sur ce sujet en faisant le lien avec le raisonnement Valeur(s) : les algorithmes -sujet à la mode s’il en est- me semblent ‘juste’ pousser un cran plus loin le raisonnement cartésien = comprendre les choses et les gens par les causes passées ? Piloter des actions, voire des entreprises, grâce aux données, traces digitales laissées par les actes passés.

Comme si on pouvait mieux conduire une voiture en regardant dans le rétroviseur … ?

Certes, les données et leur traitement algorithmique nous permettront sans doute de bien comprendre ce qui fait qu’on est arrivé là où l’on est, et pourraient bien donner des indications sur la suite. Mais n’oublions pas que les humains sont motivés par les finalités, pas les causalités !

Pour aider un conducteur à conduire efficacement, il faut d’abord savoir où il va ?! Et trouver le meilleur chemin se fait en regardant devant, dans le futur, pas derrière dans le passé ! Pour cela, nous aurons plus besoin de dialogue respectueux que d’algorithmes, non ? De raisonnement ‘système’ plutôt que ‘cartésien’ !

D’ailleurs, Dominique Cardon le dit dans la vidéo présentée par PhiloMa : « les algorithmes vont permettre à l’utilisateur de mieux comprendre son comportement » et leur mise en oeuvre par Google (selon l’autorité) ou Facebook (selon l’affinité) donnent des résultats un peu décevants … moins efficaces que les techniques ‘brutes’ du marketing de papa.

Le big data a donc bien besoin d’intelligence en amont et en aval. L’approche système et le raisonnement Valeur(s) ont de beaux jours devant eux pour redonner du sens à tout ça 😉

 

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