2e journées de l’économie circulaire à l’Université de Cergy-Pontoise

UCP Economie circulaireNotre confrère Philippe Schiesser, fondateur du cabinet de conseil en éco-conception é c o e f f et président de l’APEDEC et de ECODESIGN FAB LAB, est aussi Professeur à l’Université de Cergy-Pontoise dans le cadre du Master ‘SEMUI – Sciences de l’Environnement en Milieu Urbain Industriel’  et du M2 ‘éco-conception, éco-construction et communication’.

Il organisait la semaine dernière les 2e Journées de l’économie circulaire, avec 3 jours d’interventions sur le thème « l’économie circulaire et collaborative : des changements pour nos formations, nos métiers et nos villes« . Elles ont rassemblé plusieurs dizaines d’étudiants, d’enseignants de l’Université, de grandes écoles françaises et de formations profesionnelles, et des professionnels de diférents métiers du déchet, de la construction …

 

> Le 23 septembre était consacré en particulier au sujet de la gestion des déchets.

En introduction, une présentation très riche par Philippe Schiesser a mis en évidence l’éventail des concepts à l’oeuvre.

Elle a été suivie de la présentation des nombreuses méthodes développées ces dernières années pour traiter ce sujet de l’économie circulaire. Au coeur de celles-ci le raisonnement Valeur(s), dont la pertinence a été vérifiée en l’appliquant en interaction avec les participants à un sujet pourtant rabâché : les bouteilles d’eau en plastique.

La question-clé : « à quoi çà sert ? » permet de faire exprimer et comprendre les attentes des parties prenantes, pour mettre en évidence les raisons d’être des ressources consommées. Leur mise en cause génère des pistes d’innovation majeures pour à la fois rendre mieux les services attendus par les utilisateurs, dépenser moins et consommer moins de ressources primaires !

Les enregistrements de la présentation sont  disponibles ici :

 

> Le 25 Septembre a permis de très intéressant débats autour des innovations pédagogiques.

Des expériences originales ont été présentées : (ne sont mentionnées ici que celles auxquelles j’ai assisté…)

François Germinet, Président de l’Université de Cergy-Pontoise, présentait les innovations pédagogiques (MOOCs, …) et leur impact sur la formation universitaire

– Celya Gruson-Daniel, chercheuse dans la santé,  présentait la recherche ouverte ou ‘open science‘ tente une réponse aux limites d’une recherche orientée exclusivement vers la publication individuelle de résultats positifs, en utilisant les réseaux sociaux pour le partage de toutes les expériences (les ratés .étant au moins aussi instructifs que les réussites) et souces bibliographiques ou ‘grises’

Franck Chauvin de l’ISA Lille, présentait la collaboration en développement entre 3 grandes écoles Lilloises HEI, ISEN et ISA, pour développer les projets transdisciplinaires comme opportunités de formation et de collaboration avec les entreprises

Yannick François présentait SIMPLON, une école de formation au codage et autre techniques du numérique à l’attention de personnes sorites du cursus scolaire classique, sorte de ’42’ sociale

Aurélie Marchal, conseil en Design Thinking et conférencière à l’ESSEC, présentait la pertinence de combiner la vision des designers avec celles des ingénieurs et comerciaux pour une conception optimale, en y ajoutant une attention à l’esthétique, une démarche collaborative et heuristique : l’erreur et sa correction rapides font partie de la conception.

Jean-Baptiste Soubias, responsable de l’ECODESIGN FAB-LAB à Montreuil, présentait les moyens et la pédagogie du FAB-LAB : chacun amène son projet et le réalise lui-même avec les machines mises à disposition, les matériaux récupérés des entreprises du site, les conseil des plus expérimentés et des tuteurs.

Le débat qui a suivi a été l’occasion de souligner l’impact des technologies du numérique ouvrant l’accès à toutes les ressouces d’information et la collaboration via les réseaus sociaux. Et d’y appliquer le raisonnement Valeur(s) : « à quoi servent l’Université, l’enseignement, la formation ? » : à rendre des personnes compétentes dans leurs activités (professionnelles). La formation commence donc impérativement par la prise de consience d’une limite de compétence ! Et ne se termine que lorsque la compétence est acquise, et exercée inconsciemment. Ceci questionne fortement une pédagogie basée d’abord sur un transfert de connaissances d’un ‘enseignant’ à un ‘étudiant’ : ne faudrait-il pas -comme dans certaines des expériences présentées- renverser le propos ? Commencer par une mise en situation d’exercer une activité, faire prendre conscience d’un écart, faire rechercher les informations utiles d’abord entre pairs puis via internet, en encadrant ce parcours avec des tuteurs compétents dans l’activité en question et dans l’accompagnement au changement… L’évaluation est alors naturelle : mesurer la progression vis-à-vis de l’écart initial. La rentabilité de la formation se mesure alors par comparaison des moyens pour progresser VS le coût de l’absence de la compétence.

Voir d’ailleurs l’article publié récemment sur « le raisonnement Valeur(s) appliqué à la formation professionnelle« .

 

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