Libérer l’entreprise DE quoi ou POUR quoi ? par Michel Henric-Coll

liberación« La libération des entreprises semble susciter une question fréquente : libérée de quoi ? Mais est-ce vraiment la bonne question ?

Libérer l’esclave requiert-il de bien décrire d’abord quelles sont les chaînes qui l’emprisonnent ?

Je ne crois pas qu’il faille autant se demander de quoi on devrait libérer l’entreprise mais plutôt pour quoi. Qu’y gagnera-t-on ?  Quelles sont les finalités qui sont encore inaccessibles ? ... »

Notre confrère Michel-Henric Coll prône la question « Pour Quoi ? » quant on réfléchit à la « libération » de l’entreprise, thème en vogue dans le management. Nous l’avons déjà évoqué dans l’article sur « à quoi servent les managers ?« .

Et il y trouve une raison pour établir que l’entreprise a un but « social ». Evidemment, nous sommes d’accord ! Mais on peut aller plus loin : la question « Pour Quoi » – ou sa paraphrase « à quoi ça sert ? » (et donc « à qui ? ») – est au coeur des nombreuses méthodes de création de valeur que nous tentons de mettre en synergie dans Valeur(s) & Management.

Ces travaux nous permettent de construire des entreprises pilotées par le sens à chaque niveau : de la stratégie aux achats, en passant par la grouvernance, les processus, les SI, les RH …

La question « De Quoi » rest très pertinente : rien ne sert de changer si l’on ne veut pas améliorer qq chose !
Le but « social » proposé par Michel dans son billet devient alors une évidence : le « Pour Quoi » d’une entreprise est -en appliquant le raisonnement Valeur(s)- de créer de la valeur pour chacune de ses parties prenantes : clients (bien sûr), mais aussi actionnaires (sic!), employés (évidemment), fournisseurs (à ne pas oublier), environnement naturel (ça commence), administrations (elles coûtent mais rendent bien des services !), société, territoires …

Le but « social » n’est pas militant, il est la conséquence de l’interdépendance des parties prenantes, dont aucune ne peut tirer (longtemps) de la valeur de l’entreprise si les autres n’en bénéficient pas aussi (d’abord ?) !

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